Il ne faut pas se soumettre à des idéaux mortifères. Nous savons ce que nous récoltons à nous y soumettre.
Il faut se soumettre à des idéaux vivifiants. Cela doit nous garantir la vie.
Inéluctable est la lutte des idéaux. De ceux qui <i>ont</i> des idéaux et qui pensent qu’ils sont ceux qui possèdent, au contraire d’autres, ces idéaux vivifiants et qui s’y soumettent. Ils se pensent riches de ce qu’ils pensent posséder en propre. Mais ils se soumettent toujours à des idéaux. Et peut-être y sont-ils soumis. La remise en cause des idéaux a pour nom généalogie. Elle met en évidence, dans ceux étant admis, leur caractère proprement mortifère, cherche dans le même temps par les remplacer par des idéaux vivifiants. Elle cherche une bonne raison pour ne plus admettre ce qui est admis, qui pourtant est inadmissible, puisque mortifère. La bonne raison est qu’ils sont mortifères et la généalogie montre comment ils le sont. Nous nous demandons quelle pourrait être cette discipline qui remet en cause les idéaux comme tels, principalement l’idée comme quoi l’homme est soumis à des idéaux qui le font agir. C’est l’idée comme quoi l’homme marche aux idéaux, qu’ils s’agit de son carburant principal. C’est surtout l’idée comme quoi l’homme entre dans un rapport nécessaire avec de l’idéal, dans un rapport où il est tantôt soumis, où tantôt il soumet, il se soumet à des idéaux. L’homme et les idéaux font réseau et le développement de ce réseau est aussi bien l’histoire de l’homme pour un homme qui a une histoire.
Nous nous reposons cette question : à quoi faut-il se soumettre ? Nous la répétons maintenant : à quoi faut-il se soumettre d’Autre que des idéaux ? Mais si nous la posons, c’est que nous pensons que nous pouvons décider de nous soumettre à des idéaux, ou à autre chose, ou à l’Autre. Et que nous pouvons, pour ainsi dire, choisir à quoi nous nous soumettrons : à un idéal, à autre chose, à l’autre. Mais gare à l’illusion. Car la trouille pourrait nous égarer.
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Pensant, à quoi faut-il se soumettre ? A la vérité ? Mais qu’est-ce-la vérité ?
Pensant, à qui se soumettre ? Il faut se soumettre à qui me fera parler. A qui me fera exister tel quel verbe. Pensant, à surtout quoi ne pas se soumettre ? Pensant ne pas se soumettre à la suffisance.
La question est pressante. Pensant, ne surtout pas obéir à des idées mortifères. Se mettre à les croire, et à les faire croire aux autres. Celles qui justifient toujours le pire. Surtout pas.
La question presse. Et concerne la pensée sous quoi elle est mise. Concerne la pensée lorsqu’elle mise à propos de sous quoi elle est mise. Et surtout de la mise bas de la pensée.